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Le festin d'Hérode, une sombre histoire de famille au dénouement tragique

Giotto,_Feast_of_Herod,_1315-25,_Capella_Peruzzi,_Santa_Croce,_Florence.jpg

LE FESTIN D'HÉRODE
Giotto dit Bondone (1267-1337)

1320 - Capella Peruzzi, Santa Croce, Florence

 

Jean-Baptiste (qui baptisa le Christ) est emprisonné suite à sa dénonciation du mariage incestueux du roi Hérode Antipas avec Hérodiade, sa propre nièce et épouse de son demi-frère. Salomé, fille d’Hérodiade, danse pour les convives d’un banquet accompagnée par la douce musique d'une vièle (instrument à cordes et à archet du Moyen Âge). Elle subjugue le roi qui lui offre ce qu’elle désire en récompense. Conseillée par sa mère, Salomé réclame la tête de Jean-Baptiste qu'elle présente au roi après qu'elle lui soit remise. Elle la remet ensuite à Hérodiade tandis que le musicien continue de jouer.

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7. A l'instar d'autres artistes, Caravage ne retient de ce festin que l'essentiel de cette scène au dénouement tragique. Le bourreau, à l'allure brutale, place avec dégoût la tête de Jean sur le plateau que tient Salomé, dont l’expression vide et le regard latéral sont énigmatiques. Une servante âgée croise ses mains de chagrin. Si la composition peut au premier abord sembler simple, elle montre en fait une forte interaction physique et psychologique entre les principaux protagonistes.

Texte biblique : Nouveau Testament, Évangiles, Marc VI, 17-29

".. Hérode lui-même avait fait arrêter Jean, et l'avait fait lier en prison, à cause d'Hérodias, femme de Philippe, son frère, parce qu'il l'avait épousée, et que Jean lui disait : Il ne t'est pas permis d'avoir la femme de ton frère. Hérodias était irritée contre Jean, et voulait le faire mourir. Mais elle ne le pouvait ; car Hérode craignait Jean, le connaissant pour un homme juste et saint ; il le protégeait, et, après l'avoir entendu, il était souvent perplexe, et l'écoutait avec plaisir. Cependant, un jour propice arriva, lorsque Hérode, à l'anniversaire de sa naissance, donna un festin à ses grands, aux chefs militaires et aux principaux de la Galilée. La fille d'Hérodias entra dans la salle; elle dansa, et plut à Hérode et à ses convives. Le roi dit à la jeune fille : Demande-moi ce que tu voudras, et je te le donnerai. Il ajouta avec serment : Ce que tu me demanderas, je te le donnerai, fût-ce la moitié de mon royaume. Étant sortie, elle dit à sa mère : Que demanderais-je? Et sa mère répondit : La tête de Jean Baptiste. Elle s'empressa de rentrer aussitôt vers le roi, et lui fit cette demande : Je veux que tu me donnes à l'instant, sur un plat, la tête de Jean Baptiste. Le roi fut attristé ; mais, à cause de ses serments et des convives, il ne voulut pas lui faire un refus. Il envoya sur-le-champ un garde, avec ordre d'apporter la tête de Jean Baptiste. Le garde alla décapiter Jean dans la prison, et apporta la tête sur un plat. Il la donna à la jeune fille, et la jeune fille la donna à sa mère. Les disciples de Jean, ayant appris cela, vinrent prendre son corps, et le mirent dans un sépulcre."

LE SANG DU CHRIST DANS LE NOUVEAU TESTAMENT ET L'ICONOGRAPHIE CHRETIENNE, LES GALERIES

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