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Le vin est l'allié de la séduction et du plaisir amoureux

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LA JEUNE FILLE AU VERRE DE VIN (LA DAME ET LES DEUX MESSIEURS)

Johannes Vermeer (1632-1675) 

c. 1659-1660

Herzog Anton-Ulrich-Museum, Braunschweig, Allemagne

 

 

En tant qu'incarnation du vice, les femmes buvant du vin constituent un motif essentiel de l'oeuvre de Vermeer. Dans un style élégant et raffiné, il peint la vie intime de femmes silencieuses et intemporelles à qui il donne une impression de naturel qui émeut. Il va consacrer sept de ses œuvres aux effets, sinon méfaits, du vin (sur un total de seulement trente-sept connues, trente-cinq selon certains experts). Dans celle-ci et les cinq autres de cette mini-galerie qui lui est dédiée, le vin est très clairement désigné comme l’instrument de la séduction à qui il donne toute sa saveur (la septième, La Jeune femme endormie,  traitant des méfaits d'une consommation immodérée de vin). De nombreuses peintures de cette époque représentent des femmes qui se laissent séduire par le vin et par les hommes, comme dans l'Homme offrant un verre de vin à une femme de Pieter de Hooch (cf. ci-dessous).
 
"Le vin est comme un philtre d’amour qui peut avoir deux sortes d’effets, soit un amour extrême et insensé, soit un état de mélancolie paralysante. L’homme assis à la table, en a apparemment bu, lui aussi, car son attitude est mélancolique. L’homme qui se trouve au milieu fait peut-être office d’intermédiaire et ce, en l’absence de l’époux, car le tableau placé sur le mur représente un homme regardant, non par hasard, la jeune femme de haut. Ce qui se passe ici est la préparation d’une relation amoureuse secrète."

La séduction semble plus forte que dans les autres toiles de Vermeer traitant du même sujet, la jeune femme détourne son regard de la fenêtre, mais cette fois-ci la jeune femme semble encore hésiter. Va-t-elle succomber ? La jeune fille ne regarde-t-elle pas, dans une glace, son ami fâché accoudé à la table du fond ? Ou bien nous prend-elle à témoin, Vermeer plaçant son personnage - comme le spectateur - à la croisée des interprétations ? Il est également probable qu'elle ne veuille pas porter son regards sur le quatre-feuilles de la fenêtre à demi ouverte (cf. ci-dessous : cliquez sur l'image pour voir le vitrail en son entier). Il illustre la Temperantia, la tempérance, l'une des vertus cardinales, avec ses attributs, l'équerre pour agir justement, et la bride pour maîtriser les passions. Derrière les apparences, tout est mystère dans cette représentation de l’alliance de l’amour et du vin. Le vin est ambré, le verre a des reflets de cristal, mais est ce suffisant ? Le citron posé sur une coupe en argent pourrait atténuer les effets du philtre d’amour.

1. Avec Le Verre de vin, l'homme espère bien que la prise de cet aphrodisiaque enlèvera toute résistance à cette femme, agissant comme un prélude à d'autres plaisirs. Le quatre-feuilles de la fenêtre est le même que celui de La Jeune fille au verre de vin. Il est comme un avertissement, la fenêtre se trouvant exactement dans l'axe du regard de la femme assise. En savoir plus - Focus : un regard, une œuvre  >>

2. Dans Soldat et jeune fille souriant, le vin est également l'instrument de la séduction.

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1. "Si dans Le Verre de vin (Gentilhomme et dame buvant du vin), le philtre d'amour est déjà lié à la musique (un divertissement musical a apparemment précédé cette scène comme une sorte de "mise à l'unisson" comme en témoignent le luth sur la chaise et les partitions sur la table), il en est de même dans La Leçon de musique interrompue. Mais cette fois-ci ce n'est pas le vin qui est mis en avant (le titre des œuvres est significatif à cet égard) : la jeune femme qui vient de poser son luth et sa partition sur la table, se consacre cette fois-ci à la lecture d'une lettre (vraisemblablement une lettre d'amour) que l'homme vient de lui remettre. Un verre de vin discrètement montré sur la table derrière la partition, est ici lié aussi bien à la joie qu'à la séduction. Non entamé, il nous indique que la relation amoureuse entre l'homme et la femme n'en est qu'à ses prémisses. Le jeune femme a d'ailleurs le regard tourné vers l'extérieur, ne sachant pas si elle doit lire ce message secret. Sur le mur du fond, est accroché un tableau de Cesar Van Everdingen : il suggère qu'il s'agit à nouveau d'un thème érotique, un cupidon y tendant un billet d'amour. Le motif, dérivé d'un livre à succès publié en 1608 et traitant des emblèmes amoureux, symbolise la fidélité à un seul amant : "Perfectus amor est nisi ad unum" ("Il n'y a d'amour parfait que pour un seul"). La jeune femme est donc sur le point d'enfreindre la fidélité conjugale que la société attend d'elle. La cage à oiseaux sur le mur montre comment elle doit se conduire : elle est le symbole de la captivité en amour" (Source : Norbert Schneider, Vermeer, Taschen). Amour et musique sont souvent associés dans la peinture hollandaise et le luth est une métaphore spécifique de l'amour impudique.

2. Le vin est également de la partie dans cette Leçon de musique, avec un pichet en faïence, le même pichet que dans La Jeune fille au verre de vin et Le Verre de Vin. Il est en faïence, et non pas en porcelaine comme il est souvent dit par erreur, les céramistes ne disposant pas du kaolin nécessaire à la production de véritable porcelaine. La "faïence de Delft" est toute nouvelle et la bouteille ne se généralisera qu’au XVIIIe siècle.

 

3. Chez l'entremetteuse , le véritable sujet est le commerce de l'amour. La jeune femme, dont les joues sont rougies par le vin, ouvre la main pour prendre la pièce que lui tend le cavalier au chapeau à plume, comme un acompte pour des services clairement attendus (n'hésitant pas a lui saisir la poitrine, ce qu'elle semble apprécier). Le vin aidant, il s'agit de la préparation d'une relation "amoureuse" extra-conjugale, l'entremetteuse vêtue de noir suivant avec attention la réussite de l'affaire" (Source : Robert Schneider, Vermeer, Taschen). Dans la peinture, les vieilles femmes sont souvent représentées en entremetteuses. En ce sens, le récit constitue également un avertissement à l'encontre des jeunes filles : mieux vaut ne pas leur adresser la parole. Les personnes âgées sont également là pour représenter l'idée que la vie passe rapidement et qu'il faut jouir du temps présent. Dans la peinture hollandaise, les plumes piquées dans les couvre-chefs évoquent les mœurs légères (tout comme les décolletés voyants et les bas rouges). 

Que l'amour soit fou, passionné, tranquille, de circonstance ou plus prosaïquement tarifé, le vin est souvent présent

XVIe ET XVIIe SIÈCLES

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1 à 2. Le vin, à faible dose, est souvent l’allié de la séduction, de l’amour, sinon de l’érotisme. Ne parle-t-on pas d’ivresse amoureuse et d’ivresse des sens ? Les peintres hollandais ont été au XVIe siècle les premiers à illustrer le rôle du vin dans la séduction. Les œuvres célébrant les cinq sens (thème cher aux classiques) n'échappent pas à cette nouveauté, que ce soit avec Le Sens du goût de Jan Breughel l’Ancien, avec une approche plus intellectuelle, ou avec  l’Allégorie des cinq sens de Simon de Vos. Dans ce dernier tableau, les cinq sens sont représentés à travers l’évocation d’une joyeuse compagnie et si le goût est représenté par des flacons de vin, la vue l’est par les amants se jetant un regard éperdu ; la musique étant aussi, bien sûr, de la partie.


3 à 9. La Joyeuse compagnie est clairement illustrée chez Dirck Hals, Isaac Elias et Gerrit van Honthorst. Dans chacune de ces œuvres, la significative association du vin et de l’amour illégitime ou tarifé, et parfois de la musique est mise en scène.

13 à 19. Comme bien d'autres peintres, Hemessen, Laemen, Rembrandt et David Teniers reprennent la même thématique, mais cette fois-ci en faisant directement allusion à la parabole évangélique du Fils prodigue. Mais s'il faut retenir avant tout dans la Bible le retour de ce fils "perdu" qui devient un fils "retrouvé", les peintres préfèrent le plus souvent évoquer sa halte chez les courtisanes, la traitant comme une scène de genre. Le titre de l’œuvre Rembrandt et Saskia ou La scène de l’enfant prodigue à la taverne qui porte également le titre d’Allégorie de l’amour et du vin, est explicite et taverne signifie ici bordel (ce qui n'était pas rare à cette époque). Le tableau prend pour modèles Rembrandt (dans le rôle du fils prodigue) et Saskia, sa femme (dans celui d’une prostituée).

20. This picture provides a gleefully non-judgmental depiction of a young couple carousing in the doorway of an inn or brothel. Flushed cheeks and open-mouthed grins indicate that the pair have broken with contemporary rules of comportment. Yet even the humble interior in which they find themselves boasts a landscape painting above the mantelpiece (Source: The Metropolitan Museum of Art, New York).

 

23. Vin et amour vénal vont de pair et ont toujours illustré les « appétits terrestres » des hommes. Plus tard, au XIXe siècle, « les filles des maisons closes se feront offrir du champagne par leurs clients et seront tarifées par la sous-maîtresse en fonction du nombre de bouteilles payées. Il en sera de même dans certains établissements de nuit. Ces professionnelles boiront avec les clients, mais il leur arrivera souvent de vider subrepticement leur coupe dans le seau à champagne pour augmenter la consommation ». On peut facilement imaginer qu'il était de même au XVIIe siècle !

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10. Avec Le Déjeuner (aujourd'hui ce serait le petit déjeuner), Gabriel Metsu nous montre les armes du séducteur : le vin et les huîtres, tous deux considérés à l'époque comme des aphrodisiaques.

 

14. Avec une approche moins guindée, La Mangeuse d'huîtres est une jeune "coquette" qui connaît sans détour les effets de l'alliance du "jus des huîtres salées" avec le vin blanc. Aussi est-elle bien décidée à mettre tous les atouts dans ses futurs jeux amoureux et quelques huîtres supplémentaire sont en préparation. Comme pour ôter le moindre doute, Steen accentue la scène avec un autre indice : un lit aux rideaux fermés derrière la jeune femme.

16. Le proverbe auquel il est fait référence (« les parents boivent, les enfants trinquent ») dénonce des parents peu soucieux d’éduquer leurs enfants et de les protéger de leurs vices.

XVIIIe SIÈCLE

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1. A gauche, à l'arrière-plan, un bas-relief avec un homme embrassant une femme, plus près des statues de Venus et Hercule nus, cet ensemble  crée une atmosphère mythologique et érotique à cette scène de séduction contemporaine qui nous montre un gentleman offrant un verre de vin à une dame. Un grand plat d'huîtres au premier plan, un aphrodisiaque bien connu, nous indique que ses intentions sont claires. Mais la dame semble hésiter. Si la musique est souvent le symbole de l'harmonie amoureuse, elle retient son théorbe (sorte de luth baroque) contre elle et n'en joue pas. Deux personnages regardent, médusés, ce qui se passe. (Wallace Coll.)

2. Avec le XVIIIe siècle, nous quittons l’univers hollandais. Watteau nous introduit dans celui des fêtes galantes chères à cette époque avec son Amour au théâtre Français. Une hypothèse crédible fait de cette scène la conclusion d’un intermezzo des Fêtes de l’Amour et de Bacchus, mis en musique par Lully, joué à Paris en 1706 et 1716, montrant la réconciliation entre Bacchus, l’acteur assis couronné de feuilles de vigne, et Cupidon, reconnaissable à son carquois de flèches, à qui il tend son verre pour trinquer. Le temps semble comme suspendu entre l’amour, la danse, la folie, l’ivresse et la réconciliation auxquels le vin contribue. Les flûtes sont vraisemblablement remplies de champagne, le vin des comédiens, déjà à la mode, bien avant que Madame Pompadour n'en fasse l'un de ses attributs et dont elle disait : "Le Champagne, c'est le seul vin qui laisse une femme belle après boire" (elle s'en faisait livrer deux cents bouteilles chaque année).


 
5-6. Avec son Repas italien, Nicolas Lancret émule de Watteau nous plonge dans une scène champêtre de « libertinage aristocratique raffiné avec quelque bouteilles qui fraîchissent dans leur paniers ». Dans la même veine, Les Amoureux de Jean-Marc Nattier nous démontre sans équivoque combien amour et plaisir du vin relèvent l’un de l’autre. 

XIXe ET XXe SIÈCLES

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2. Der König in Thule est un poème de Goethe écrit en 1774. Il est ultérieurement utilisé dans l'œuvre majeure du poète, Faust. Gérard de Nerval en publiera une traduction dans La Bohème galante (1855) :

Il était un roi de Thulé / À qui son amante fidèle / Légua, comme souvenir d'elle, / Une coupe d'or ciselé.

C'était un trésor plein de charmes / Où son amour se conservait : / À chaque fois qu'il y buvait / Ses yeux se remplissaient de larmes.

Voyant ses derniers jours venir, / Il divisa son héritage, / Mais il excepta du partage / La coupe, son cher souvenir.

Il fit à la table royale / Asseoir les barons dans sa tour ; / Debout et rangée alentour, / Brillait sa noblesse loyale.

Sous le balcon grondait la mer. / Le vieux roi se lève en silence, / Il boit, - frissonne, et sa main lance / La coupe d'or au flot amer !

Il la vit tourner dans l'eau noire, / La vague en s'ouvrant fit un pli, / Le roi pencha son front pâli ... / Jamais on ne le vit plus boire.
 

Ce poème a rencontré un grand succès populaire et a été mis en musique par plusieurs compositeurs, notamment Schubert.

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3. Au XIXe siècle en Angleterre, James Tissot dans sa Partie carrée nous convie à un pique-nique. A la différence de Manet et de son Déjeuner sur l’herbe dont il s’inspire, son œuvre se caractérise par un académisme qui atténue quelque peu le propos poursuivi si l’on en croit son titre évocateur.

 

6. Le champagne, compagnon des grands moments, nous revient chez Le Père Lathuille de Manet, qui enchanta Huysmans au salon de 1880. Dans ce restaurant-jardin de l’avenue Clichy, il s’interpose entre les deux (futurs ?) amants.


 
11. Connu pour son penchant pour les nuits parisiennes agitées, Toulouse-Lautrec nous montre ici Lucy Jourdain, une célèbre demi-mondaine accompagnée de son amant le baron de W. Le Cabinet particulier renvoie au genre de « petits salons que l'on peut réserver dans les meilleurs restaurants de Paris, qui évoque la luxure et se trouve souvent traité par les caricaturistes », souligne Danièle Devynck, la conservatrice en chef du Musée Toulouse-Lautrec d’Albi, avant d'ajouter : « L'œuvre fait référence à un café-restaurant où Toulouse-Lautrec se rend fréquemment à la fin des années 1890 ».

 
 
17
. Avec Au Café, Emil Nolde dépeint la vie nocturne de la grande ville. « Ces dames, des cocottes berlinoises, accompagnent des bourgeois. Les personnages sont assis calmement, visiblement détendus, et malgré cela, le tableau contient une excitation pétillante (provoquée en partie par le vin peut-être) que l’on ressent aux coloris agressifs. Le regard que portent les deux hommes sur la femme crée l’atmosphère érotique de la scène ». Le vin y contribue-t-il ? Il y a bien un rafraîchissoir, mais est-ce pour autant du champagne cette fois-ci ?

 

21. Tristan parvient à vaincre le géant et redouté Morholt. De retour auprès du roi Marc après cet exploit, il est prié de retrouver la fille aux cheveux d'or, dite Iseult, afin qu'elle épouse le roi. Sur le navire qui les conduit vers ce dernier, Tristan et Iseult, assoiffés, boivent par erreur un breuvage donné par la servante d'Iseult : c’est le philtre d'amour préparé par la reine d'Irlande (la mère d'Iseult) pour que le roi Marc et Iseult puissent se désirer et s'aimer passionnément et vivre ainsi un mariage d'amour. Suite à cette erreur, Tristan et Iseult vont éperdument s’aimer.


 
23. L'une des plus exaltantes formes amoureuses est celle de l’amour fou, célébré ici par Marc Chagall dans son Double portrait au verre de vin. Le vin y abolit les lois de la pesanteur. Chagall glorifie la félicité de son union avec Bella. « Toute la composition respire la gaieté : le déchaînement dionysiaque des corps et des sens, évoqué par le verre de vin brandi par le marié, sa main espiègle aveuglant la jeune épousée qui, sous sa virginale robe de mariée largement décolletée, porte des bas violets ». Le tout illustre le pouvoir terrestre et surnaturel de l’amour. L’ange auréolé de disques verts veille sur le couple et participe de cette poétique à la fois sensuelle et mystique.

LEGENDE OU SATYRE ?

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UN MOINE ET UNE BEGUINE

Cornelis Cornelisz van Haarlem

1591

Frans Hals Museum, Haarlem, Pays-Bas 

 

 

Selon la légende, une béguine* aurait été accusée d’être tombée enceinte. Pour vérifier cela, un moine devait presser son sein et s’il produisait du lait, elle était coupable. Mais au lieu de lait, elle produisit du vin – ce qui expliquerait la présence d'un verre de vin sur la table.

 

Au lieu de prouver la culpabilité de la religieuse, le miracle était un témoignage de sa foi. Pourtant, la légende n’était probablement pas le véritable sujet de la peinture. Les images de moines et de nonnes amoureux étaient un genre populaire à la fin du XVIe siècle. Il s’agit peut-être en fait d’une satire de l’immoralité des cloîtres et de l’Église catholique (source : Frans Hals Museum).

* Une béguine est une femme, le plus souvent célibataire ou veuve, appartenant à une communauté religieuse laïque sous une règle monastique, mais sans former de vœux perpétuels. Les béguines vivent dans de petites maisons individuelles souvent regroupées autour d'une chapelle pour former un ensemble appelé « béguinage » (dans le nord de la France et en Belgique).

PLAISIRS ET AMOUR AU MOYEN-ÂGE DANS LES MANUSCRITS ILLUMINES

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Technique picturale (au même titre que la fresque ou la peinture de chevalet), l'enluminure est reine au cours du Moyen-Age. Exécutée à la main, elle décore ou illustre un texte, généralement un manuscrit. Si jusqu'au XIIe siècle les manuscrits sont copiés dans les établissements ecclésiastiques, principalement les abbayes, où ils servent à célébrer le culte et à nourrir la prière et la méditation ; à partir du XIIIe, un artisanat et un marché laïcs se développent avec l'essor de l'université et des administrations et l'émergence d'un nouveau public amateur de livres.

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LE VIN COMPAGNON DE LA VIE SOCIALE, LES GALERIES

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