08.07.2019

Au quotidien, le vin est un aliment, un remède et un réconfort

"Distribution de pain et de vin" (détail), Taddeo Gaddi, 1340-50 ? - Eglise San Martino dei Buonimo, Florence | Aliment, remède et réconfort | Vie quotidienne | De boire en savoir-boire | Vin et Peinture | MVV Le Musée Virtuel du Vin

 

DISTRIBUTION DE PAIN ET DE VIN

Taddeo Gaddi (1290-1366) 

1340-1350 ?

Eglise San Martino dei Buonimo, Florence

La fresque de Taddeo Gaddi illustre la charité chrétienne : donner du pain à ceux qui ont faim et du vin à ceux qui ont soif. Il semble que le vin soit puisé de la cuve de fermentation pour être aussitôt distribué. Quelques cent ans plus tard, la même scène aurait pu être saisie aux Hospices de Beaune, que venaient de fonder le chancelier Nicolas Rolin et sa femme Guigone de Salins. Il y avait tous les jours la même distribution aux "pôvres". C’était déjà reconnaître que le vin était un produit de première nécessité. Il servait à combattre le froid en hiver et à se rafraîchir en été. Mais c’était beaucoup plus qu’une simple boisson : redonnant forces et énergie, le vin était considéré comme un véritable aliment au fort pouvoir calorifique et porteur de nombreux sels minéraux. Enfin, l’eau au Moyen-Âge n’étant guère potable, il était nécessaire de la couper avec du vin (et non pas l’inverse comme dans notre enfance !). 

UN ALIMENT

LES SEPT ŒUVRES DE MISÉRICORDE, ABREUVER L'ASSOIFFÉ
Maître d'Alkmaar, 1504 - Rijksmuseum, Amsterdam / 1
LE MANGEUR DE FÈVES
Annibale Carrache, 1580-1590 - Galerie Colonna, Rome / 2
SENS DU GOÛT
Juseppe de Ribera, 1613-16 - Wadsworth Atheneum, Hartford / 3
FAMILLE DE PAYSANS DANS UN INTÉRIEUR
Frères Le Nain, c. 1640 - Musée du Louvre, Paris / 4
VIEILLE FEMME FAISANT CUIRE DES ŒUFS
Diego Velázquez, 1618 - National Gallery of Scotland, Edimbourg, Royaume-Uni / 5
TROIS HOMMES A TABLE, LE DÉJEUNER
Diego Velázquez, c. 1617 - Musée de l'Ermitage, Saint-Pétersbourg
LE REPAS DES PAUVRES
Alphonse Legros, 1877 - National Gallery, Londres / 7
LE REPAS
Henri De Braekeleer, 1885 - KMSKA, Anvers
LA MANGEUSE D'HUÎTRES
James Ensor, 1882 - Musées royaux des beaux-arts, Anvers / 9
INTÉRIEUR D'UN RESTAURANT A ARLES
Van Gogh, GM, 1888 - Collection particulière / 10
LE REPAS
Pierre Bonnard, c. 1927 - Museum of Modern Art, New York
LE BUVEUR ASSIS
Bernard Buffet, 1948 - Musée d'art moderne de la ville de Paris

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1/ Cent cinquante après la fresque de Taddeo Gaddi illustrant la charité chrétienne, le même thème est repris : "abreuver l'assoiffé". Les six premières œuvres de Miséricorde corporelles sont énumérées par Matthieu dans la Parabole du Jour du jugement : « Nourrir l'affamé, abreuver l'assoiffé, accueillir l'étranger, vêtir les malheureux, soigner les malades, et visiter les prisonniers »; « ensevelir les morts » apparaît au cours du XIIe siècle. Dans la théologie catholique, les œuvres de miséricorde sont de nature à réparer les fautes que l'on a commises, y compris si on ne les réalise pas soi-même, mais par le moyen d'une institution charitable. Depuis Luther, certains protestants ont critiqué cette possibilité de racheter ses fautes et de gagner son salut, notamment par des aumônes ; en effet, ils considèrent que le nombre et l'identité des élus sont déterminés depuis toujours, et qu'aucune œuvre ne saurait donner le salut à ceux auxquels il n'est pas destiné.

 

2/ Annibal Carrache fut l’un des premiers grands maîtres à s’intéresser à la scène de genre. Dans Le Mangeur de Fèves, il nous indique clairement qu’à la fin du XVIe siècle le vin est devenu l’ordinaire d’un paysan, mais la scène a probablement lieu dans un  cabaret.

 

3/ Le titre Sens du goût du tableau de Ribera est trompeur.

 

4/ Avec les frères Le Nain, nous entrons Dans une Famille de paysans dans un intérieur que l’on surprend un verre de clairet à la main (Famille de paysans dans un intérieur). Ces laboureurs qui travaille leur terre sont « convenablement vêtus et chaussés de souliers ». Ils ne sont pas parmi les plus démunis et le vin est leur compagnon quotidien.

5/ Commentaire à venir

 

7/ Le Repas des pauvres d’Alphonse Legros nous fait changer totalement de décor. L’artiste vivait alors à Londres où le vin, là comme ailleurs, était toujours considéré comme une boisson rafraîchissante et roborative. Il était inclus dans les repas les plus modestes, le prix des vins ordinaires ayant fortement diminué.

9/ Commentaire à venir

 

10/ Van Gogh nous dépeint le restaurant "ouvrier" de l'hôtel Carrel où il avait pris pension avant d'habiter la "maison jaune". Le menu était unique, vin compris.

UN REMÈDE

LA NAISSANCE DE SAINT JEAN-BAPTISTE
D. Ghirlandaio, 1486-1490 - Santa Maria Novella, Florence / 1
LA NAISSANCE D'HENRI IV
E.F.M. Joseph Devéria, 1827 - Stair Sainty Gallery, London (2)
AUTO-PORTAIT AVEC LE Dr ARRIETA
Francisco de Goya, GM, 1820 - Institute of Arts, Minneapolis / 3
LOUIS PASTEUR
Albert Edelfelt, 1885 - Musée d'Orsay, Paris / 4
LA MALADE)
Félix Valloton, 1892 - Collection privée / 5
MON DOCTEUR LE VIN
R. Dufy, 1939 - Mon Docteur le vin, Gaston Derys, Yale Univ. Press / 6

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De tous temps, le vin a été considéré comme bénéfique pour la santé. Hippocrate, père grec au IVe siècle avant J-C, de la médecine moderne, considérait que « Le vin est une chose merveilleusement appropriée à l'homme si, en santé comme en maladie, on l'administre avec à-propos et juste mesure, suivant la constitution individuelle ». Au XIIIe siècle, Arnaud de Villeneuve se plait à constater : « Le vin est merveilleux pour les mélancoliques, les colériques et les cardiaques, pour ceux qui ont des problèmes au niveau du foie, de la vessie, de la circulation et particulièrement des artères. Il soulage une brutale élévation de température ».

1/ Domenico Ghirlandaio, dans La Naissance de Saint Jean-Baptiste, nous confirme - dans un décor de son époque, la Renaissance, comme c'était alors l'usage chez les artistes - que les jeunes mères avaient droit au « vin des accouchées ». L'historien d'art et peintre de la Renaissance italienne Giorgio Vasari nous dépeint la scène dans ses célèbres Vies des plus excellents peintres, sculpteurs et architectes, ou Vie des artistes, considérées comme la première histoire de l'art de l'Europe dite moderne. : "Tandis que Sainte Elisabeth est au lit, que des voisines viennent la visiter, et que la nourrice assise allaite l'enfant, une femme le lui demande avec gaieté, pour montrer aux autres la nouveauté de ce qui vient d'arriver à la maîtresse de maison, dans sa vieillesse. Finalement, on voit une belle campagnarde, qui apporte de la villa des fruits et du vin, suivant l'usage florentin". La cure était destinée à refaire le sang et à nettoyer les organes mis à mal par l’enfantement. Cette pratique médicale a perduré jusqu’au XIXe siècle, par exemple dans le Valais : la cure s’y terminait quand avait lieu la cérémonie des relevailles. Ce rituel catholique consistait en une bénédiction donnée par le prêtre aux femmes relevant de couches. Acte de purification, il dérivait de la cérémonie juive qui prescrivait aux mères de se montrer au Temple quarante jours après avoir donné naissance à un fils (le double pour une fille).

2/ Henri d'Albret désirait depuis longtemps que sa fille unique lui donnât un héritier mâle. Selon la tradition rapportée par les chroniqueurs du temps, et comme nous le montre La Naissance d'Henri IV, le futur souverain aussitôt né est donc remis entre les mains de son grand-père, qui le présente à ses courtisans. L'un d'entre eux attend auprès de lui avec sur un plateau une fiole de Jurançon et une gousse d'ail. Il emmènera le nouveau-né dans sa chambre, lui frottera les lèvres avec la gousse d'ail et lui fera respirer le vin. Ce « baptême béarnais » est une pratique courante avec les nouveau-nés, dans le but avec le vin de prévenir les maladies, et avec l'ail d'éloigner les mauvais esprits. Ce type de bénédiction persistera les siècles suivants pour les baptêmes des enfants de la Maison de France.

 

3/ Au début du XIXe siècle, le vin était considéré comme « un tonique, un cordial très puissant » (Littré, 1801). Dans son Autoportrait avec le Docteur Arrieta, Goya très malade se fait administrer un remède par son ami médecin, vraisemblablement un verre de vin ; dans ce cas, sans doute du Xérès.

4/ En 1863, il y a déjà quelques années que les maladies des vins français grèvent lourdement le commerce. Les Anglais, en pleine Entente Cordiale, s'en plaignent auprès de Napoléon III qui demande à Louis Pasteur, spécialiste de la fermentation et de la putréfaction, de chercher un remède. Pasteur, transportant son laboratoire à Arbois (Jura). Il communique ses conclusions à l’Académie des Sciences en 1865. Il y affirme que « le vin naturel peut être à bon droit, considéré comme la plus saine, la plus hygiénique des boissons ». Ce rapport sera publié en 1866 par l’Imprimerie impériale, sous le titre d’Études sur le vin. Le vin sera fréquemment prescrit par le corps médical jusqu’à récemment.

 

5/ C’est ainsi qu’un litre de vin blanc accompagne une carafe d’eau et une fiole de médicament sur la table de nuit de La Malade de Félix Valloton. C'était sa maîtresse, très sujette à de violentes migraines.

6/ Voici ce qu'écrit le Docteur Fiessinger en 1936 (NDLR. en pleine crise viticole) : "Le vin est un remède contre l’obésité. L'eau a tendance à épaissir les chairs. En effet, pour neutraliser les poisons provenant de la nutrition et non détruits par les sécrétions internes devenues insuffisantes faute d'un excitant comme le vin, c'est la graisse qui se forme et intervient chez le buveur d'eau. Il en va tout autrement chez les buveurs modérés de vin, celui-ci une action heureuse sur les glandes chargées de brûler les résidus de la nutrition... Stimulées par le vin, elles rempliront bien mieux leur mission. Elles se défendront énergiquement contre l’auto-excitation générée par la migraine, l'eczéma, la goutte, l’obésité... Le vin amplifie les mécanismes de défense de l'organisme et permet d’opposer une meilleure résistance à l’auto-intoxication, la dépression et l’obésité." Pour couronner le tout, le livre de Gaston Derys Mon docteur le vin (Yale University Press), dans lequel le Docteur Fiessinger est cité avec dix-huit autres médecins, est illustré par Raoul Dufy. Cette aquarelle met en scène des gens visiblement de la bonne bourgeoisie et en bonne santé. Ils évoquent les mérites du vin dans le traitement de l'obésité : "Mais ma chère, vous laissez votre verre encore plein de ce vin millésimé... C'est criminel ! / J'y ai goûté et je dois dire qu'il est excellent, mais on dit que le vin fait grossir et je fais attention à ma ligne. / Quelle erreur funeste ! La science moderne ne partage pas votre avis ! Je vous suggère de lire l'étude sur le vin du Dr François Dougnac" (NDLR. Le Vin, Aux points de vue physico-chimique, physiologique, hygiénique, thérapeutique, Librairie Delmas, Bordeaux, 1935).

Aujourd’hui, le discours s’est affiné, et devient plus scientifique. S’est-il pour autant assagi ? Un ancien praticien hospitalier nous déclare que "le vin rouge tout à la fois protège efficacement contre les maladies cardiovasculaires alors que l’abstinence est nocive ; qu'il possède de multiples qualités qui s’opposent à l’installation de l’athérosclérose : c’est un puissant antioxydant et un puissant vasodilatateur ; qu'il est surtout effectif dans la circulation artérielle, là où les anticoagulants ont peu d’effet, les extraits de polyphénols de vin rouge ayant expérimentalement les mêmes effets cardio-protecteurs ; qu'il est un antihypertenseur ; qu'il diminue les dommages du myocarde et de l’aorte en prolongeant la vie des cellules musculaires du cœur et des artères, en s’opposant à leur mort induite ; qu'il possède de nombreuses autres actions préventives contre les maladies cardiovasculaires ; et qu'une consommation modérée et régulière de vin est associée à un risque plus faible de la maladie d’Alzheimer. Enfin (!), que le vin rouge, permettant de prolonger la vie des cellules, a un effet anti-cancéreux". Trop beau pour être vrai ? Nous vous laissons le soin d’en juger. Nous rappellerons simplement que le vin est à consommer avec modération... ce que disent tous les médecins (même le Docteur Fiessinger), et ce, depuis toujours.

UN RECONFORT

RABOTEURS DE PARQUET
Gustave Caillebotte, 1875 - Musée d'Orsay, Paris / 1
LES REPASSEUSES
Edgar Degas , c. 1884-1886 - Musée d'Orsay, Paris / 2
CES DAMES AU RÉFECTOIRE
Henri de Toulouse-Lautrec, 1893-1894 - MBA, Budapest / 3

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1 et 2/ Si le thème du travail dans la peinture est courant en Hollande, et ce depuis le XVIIe siècle, ce n’est pas le cas en France, où l’on a longtemps jugé ce sujet indigne. Il faudra attendre le XIXe siècle pour que des peintres décrivent sans détour des scènes de labeur. C’est également à cette époque que la domination de vins rouges bon marché s’affirme. Ils se consomment sur le lieu de travail des ouvriers pour leur apporter non seulement rafraîchissement et forces accrues, mais aussi réconfort et du cœur à l'ouvrage. Cela s’applique aussi bien aux hommes qu’aux femmes, qu’ils soient Les Raboteurs de parquet de Gustave Caillebotte - une des premières représentations du prolétariat urbain - ou Les Repasseuses d’Edgar Degas. Saisies en plein travail, accablées de fatigue, elles témoignent du regard sans complaisance mais non exempt de tendresse que l'artiste semblait porter sur la classe ouvrière. Il est incisif, impitoyable. Les gestes ont une rare force expressive qui suggère l’impression d’instantané : la repasseuse de gauche s’étire et bâille tenant d’une main une bouteille de vin tandis que sa compagne, le dos voûté, continue obstinément sa tâche.

 

3/ Continuons avec Toulouse-Lautrec de conjuguer au féminin ce même thème. Familier des maisons closes de Montmartre, il avait une chambre à demeure à La Fleur blanche. C’est ainsi qu’il a pu saisir sur le vif le même harassement et le même épuisement chez Ces Dames au réfectoire, réservé au personnel. Une bouteille, offerte par la maîtresse des lieux, était censée redonner du cœur à l’ouvrage !

Le vin du réconfort est également celui du poilu de la guerre 1914-1918. L’iconographie picturale est malheureusement quasiment absente et de piètre qualité, parfois même à vocation commerciale (de la part des vendeurs de spiritueux !), nullement à la hauteur de l’enjeu. En revanche, il existe des affiches et des documents photographiques ainsi que quelques rares dessins ou gravures de qualité.

 

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ALIMENT, REMÈDE ET RÉCONFORT AU MOYEN-ÂGE DANS LES MANUSCRITS ILLUMINÉS

REPAS PAYSAN
REPAS PAYSAN
Livre du roi Modus et de la reine Ratio, 1401-1450 - BNF, Paris
COLLATION, VERRE DE VIN
Heures de Charles d'Angoulême, ca. 1490 - BNF, Paris
LE VIN BLANC, UN ALIMENT
Tacuinum Sanitatis, XIVème siècle
NAISSANCE DE SAINT JEAN-BAPTISTE
Les Très Belles Heures de Notre Dame de Jean de Berry, ca. 1420
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Technique picturale (au même titre que la fresque ou la peinture de chevalet), l'enluminure est reine au cours du Moyen-Age. Exécutée à la main, elle décore ou illustre un texte, généralement un manuscrit. Si jusqu'au XIIème siècle les manuscrits sont copiés dans les établissements ecclésiastiques, principalement les abbayes, où ils servent à célébrer le culte et à nourrir la prière et la méditation ; à partir du XIIIème, un artisanat et un marché laïcs se développent avec l'essor de l'université et des administrations et l'émergence d'un nouveau public amateur de livres.

 

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LE VIN DES ARTS : LES ARTS GRAPHIQUES, LA TAPISSERIE ET LA PHOTOGRAPHIE

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Compagnon des Muses, le vin est à la croisée des arts, que ce soit, par exemple, la littérature, la musique, les arts décoratifs ou les arts plastiques. Dans tous les cas, le vin est un témoin irremplaçable de notre histoire sociale et culturelle. Si à ce jour, le MVV Musée Virtuel du Vin est principalement consacré à la peinture, quelques exemples puisés dans d’autres formes artistiques nous permettent également de l’illustrer, de "le voir". Ces quelques exemples traitent du même thème que cette galerie de peinture : une encre Un Homme buvant du vin à une outre par Goya ; un panneau de la Tapisserie de Bayeux qui nous invite à découvrir la conquête du trône d'Angleterre par Guillaume le Conquérant et ses préparatifs ; la Table servie, la seconde photo prise par Niepce ; et un Vigneron champenois en Auvergne photographié par Cartier-Bresson.

 

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UN HOMME BUVANT DU VIN A UNE OUTRE
Francisco de Goya, ca. 1812-1820 - Plume et lavis brun sur papier vergé, 20,5 x 14,3 cm - Metropolitan Museum of Art, New York
DU VIN ET DES ARMES
Tapisserie de Bayeux, panneau 37 - Musée de la Tapisserie de Bayeux
LA TABLE SERVIE
Nicolas Niepce, 1823-1825 ou 1832 ? Physautotype, 7 x 11,7 cm - Oeuvre aujourd'hui disparue
VIGNERON CHAMPENOIS EN MARNE
Henri Cartier-Bresson, 1960 - Collection particulière
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LE VIN COMPAGNON DE LA VIE QUOTIDIENNE, LES GALERIES

Aliment, remède et réconfort
En famille
Au café
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