Blog : actualités du vin, de l'art et du musée, et œuvres à (re)découvrir

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Derniers posts


LE TRICHEUR A L'AS DE CARREAU

Georges de La Tour, c. 1635-1638 - Musée du Louvre, Paris

Huile sur toile, Huile sur toile, 106 cm x 146 cm

Étonnantes sont les œuvres du XVe au XVIIe siècle directement porteuses du message de la morale ambiante, celle de l’Église. Il s’agit de bien faire comprendre qu’il y a un réel danger à ne pas se comporter comme il convient pour mériter d’aller au paradis. C'est dans cette perspective que s'inscrit cette oeuvre. "C'est avec beaucoup de raffinement et une splendide composition que Georges de La Tour illustre ici le thème de l'opposition entre l'innocence et le vice. Le jeune homme est ici soumis aux trois tentations majeures selon le XVIIe : le jeu, le vin, la luxure.."


Pour en savoir plus et accéder à l'oeuvre dans son décor >>


Galerie "Ivresse" >>


Gallery "Drunkenness" >>



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LES IVROGNES (LE TRIOMPHE DE BACCHUS) Velázquez, c. 1628/29 - Museo del Prado, Madrid

Huile sur toile, 165 cm x 225 cm

L'ivresse était considérée en Espagne comme un vice méprisable. Se faire traité de "borracho" (ivrogne) était la pire des injures. Cette œuvre met en scène des vendangeurs en train de trinquer. Elle peut être lue de différentes manières et les historiens de l'art en discutent encore. Dans un premier temps, laissons à William Sterling (Velázquez et ses œuvres, Librairie Renouard, Paris, 1865) nous la décrire à sa manière : "Avec ses Buveurs, Velázquez prouve qu'en peignant des princes il n'a pas oublié comment ou peint des figures grotesques. Cette composition, de neuf figures de grandeur naturelle, représente un Bacchus vulgaire, couronné de feuilles de vigne et assis sur un tonneau ; il pose une couronne semblable sur la tête d'un camarade. La cérémonie s'accomplit avec la gravité que conservent souvent les ivrognes, et en présence de quelques paysans qui ressentent plus ou moins l'effet du vin..


Pour en lire plus.. >>


Gallery "Celebrations and social life" >>


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UN BAR AUX FOLIES BERGÈRE Edouard Manet, 1881-1882 - Courtauld Institute, Londres

Huile sur toile, 96 cm x 130 cm

Édouard Manet nous emmène aux Folies-Bergère. L’écrivain Joris-Karl Huysmans, critique d’art bien connu pour son franc-parler, reconnaît que « ce bar est certainement le tableau le plus moderne, le plus intéressant que ce Salon (le Salon officiel de 1882) renferme ». Formule hybride entre le café, le concert, et le théâtre, les Folies-Bergère accueillaient une clientèle interlope qui buvait, fumait, discutait, s'amusait, circulait du hall au promenoir et du bar à la salle sans relâche. Le comptoir met à disposition toutes sortes d’alcools, dont du champagne, symbole affirmé de fête et de plaisir. " Les demi-mondaines étaient toujours aussi attachées au breuvage pétillant dont elles ne pouvaient se passer. Elles tenaient le haut du pavé. Liane de Pougy- Emilienne d'Alençon, Cléo de Mérode, Caroline Otéro sablaient le champagne que leur offraient les aristocrates en renom, les grands-ducs, au bar des Folies-Bergère, haut-lieu de l'amour vénal." Il y a également des bouteilles de vin rosé, de mente Pippermint et de bière anglaise pale-ale qui incarnent l'éventail des classes sociales qui fréquentent le lieu. 


L’aspect ayant le plus retenu l’attention des critiques a été le reflet dans le miroir de Suzon, une employée. Il ne semble pas renvoyer une image exacte de la scène, tant en ce qui concerne la posture de la jeune femme que la présence de l’homme en face d’elle, si rapproché qu’il devrait logiquement tout cacher aux yeux du spectateur. Il est difficile de conclure si cette anomalie est le fruit de la volonté de l’artiste ou une simple erreur d’appréciation, ce qui n’a pas été sans amuser Huysmans. Il décrit avec délectation la manière dont le tableau « stupéfie les assistants qui se pressent en échangeant des observations désorientées sur le mirage de cette toile ».


Pour en savoir plus : Galerie Cabarets, guinguettes et bals >>


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